Agnès ROBERT

Un éditeur pas comme les autres

Rencontre au salon du livre 2006, avec André Soutrenon des Editions Chronique Sociale
Interview.

Agnès Robert : Qu’est ce qui vous différencie des autres éditeurs ?
André Soutrenon :
3 choses :

En premier lieu, éditer des « praticiens de terrain », des ouvrages « pas universitaires » « donner la parole à des gens qui sont sur le terrain »
En deuxième lieu, exprimer une vision « humaniste », toute la personne est prise en compte ; l’humain n’est pas divisé en parties étanches.
En troisième lieu, veiller à l' « accessibilité aux contenus », « s’adresser à des personnes qui peuvent être non initiées à la question, expliquer de manière simple des choses compliquées », d’où « toute une démarche dans les ouvrages, au niveau de la mise en forme pour que le lecteur sache où il en est, que, s’il y a du vocabulaire spécifique », il sera expliqué « par des notes ou des encadrés » « on a le souci d’une accessibilité au savoir, de mettre à disposition le savoir comme une démarche émancipatrice ». « Il y a un travail fait avec l’auteur » « ça vient aussi de notre 2e métier qui est d’être organisme de formation.

« organisme de formation »

A.R. : vous formez à quoi ?

A.S. : « à tout ce qui est développement personnel, méthodes de travail, méthodologie de projets ».

A.R. : Vous avez un institut de formation ? vous dispensez des cours ?
A.S. :
« la plus petite unité , ce sont des conférences, on fait des projets de formations, on a un panel d’enseignants, vacataires et aussi des salariés permanents ». Parmi eux, des auteurs de livres publiés chez Chronique sociale, certains « enseignants par ailleurs, travailleurs sociaux, cadres ».

A.R. : Avez-vous le sentiment que vos livres s’adressent au « grand public » ?

A.S. : « c’est toujours difficile d’atteindre le grand public sur la totalité des livres.
Par exemple pour « Cultiver sa mémoire », on va atteindre autant la personne qui fait un atelier mémoire que celle qui pour elle-même veut donner réponse à des difficultés qu’elle rencontre à certains moments de sa vie. D’autres vont l’acheter parce que leurs enfants ont du mal à mémoriser, pour les aider dans leur parcours scolaire ». Livre « outil de travail » pour les personnes qui font un atelier mémoire, ou « dans le cadre d’un engagement professionnel, bénévole, associatif ».
D’autres livres vont plutôt atteindre « un public de médiateurs, des formateurs, des consultants, des travailleurs sociaux, des enseignants, des responsables associatifs, des élus politiques qui vont avoir plutôt un ouvrage pour eux ». « ça va leur servir dans le cadre de leur activité pour gagner le grand public ».

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